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Old 10-21-2008, 10:21 PM   #8 (permalink)
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Les activités financières et celles de dépôts sont deux domaines d’activités distincts. Néanmoins, le défaut de solvabilité, maintenant généralisé, du secteur bancaire fragilise la capacité des établissements financiers à recouvrir leurs créances. Ainsi, les dirigeants de l’actuel régime ont engagé leur responsabilité dans la garantie des avoirs des déposants.
Les marchés boursiers évoluent à la baisse de manière significative ; cela participe à intensifier la récession : le commerce marchand décline fortement.

La situation est injuste : lorsque les spéculateurs génèrent des plus-values, ils engrangent de conséquents revenus et en disposent pour leurs consommations personnelles alors que les salaires généraux n’augmentent pas pour autant ; lorsqu’ils génèrent des moins-values, une pratique courante consiste à les remercier et à leur attribuer une substantielle prime de départ tandis que le reste des salariés est concerné par un plan social.
Cette fois-ci, des moins-values historiques viennent en quelques mois d’être générées sans qu’en soit assurées la solvabilité des pertes financières : les citoyens lambda subissent de plein fouet les conséquences des actes des décideurs financiers.
Malgré tout, une volonté immédiate et précipitée de justice ainsi que de vouloir sanctionner les agents financiers de manière impulsive ne serait pas constructive : cela n’aurait que bien peu d’efficacité. Agir en faveur d’une vision à long terme est particulièrement important ; cette attitude raisonnée est même essentielle et cruciale. La solution ne peut être que politique.

Les dirigeants s’efforcent de stabiliser les activités financières, de résorber les créances et de limiter la récession. Ils ambitionnent un plan international qui, mis en œuvre de façon optimale, pourrait permettre de juguler la dépression. Ils espèrent, s’ils y parviennent, pouvoir restreindre les nécessaires changements structuraux de l’économie à un réformisme qui conserverait l’essence du modèle actuel.
Une refondation structurelle et en profondeur de l’économie s’avère indispensable : a contrario d’organiser de simples réformes, l’économie nécessite d’être révolutionnée. Mais, ce projet qui implique tous les citoyens doit mûrir ; il est impératif que ressurgisse et se développe un puissant mouvement démocratique et progressiste.
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Old 11-13-2008, 04:44 PM   #9 (permalink)
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Les résultats des élections du 4 novembre, aux USA, ont fait naître de grandes espérances dans un changement significatif de nature du régime et ainsi donc de très importantes attentes. Combiné avec cette foi profonde, le désir de rupture se canalise dans une confiance restituée à l’administration gouvernante très probablement bientôt présidée par Barack Obama.

La transition qui ne sera réalisée qu’après le 20 janvier 2009, avec la prestation de serment du nouveau président et son entrée en fonction, commence déjà intensivement à s’effectuer : Barack Obama est associée de près aux dossiers du pouvoir et aux questions de gestion des affaires de l’état ; il est devenu un homme influent pour les USA.



Concernant le traitement de la dépression économique, Henry Paulson, secrétaire au trésor, vient de décider d’une rectification radicale du plan de sauvetage étasunien. Ce revirement vise à amplement substituer aux recapitalisations un soutien des consommateurs endettés.

Il importe fortement de noter la différence fondamentale entre, d’une part, recapitalisations et achats d’actions par l’état qui sont des interventions où la nation dépense mais en devenant propriétaire et, d’autre part, subventions publiques qui sont des dons financiers de l’état.

Soutenus financièrement, les consommateurs endettés peuvent payer leurs créances, déclenchant des remboursements en chaîne jusqu’aux entreprises matières à recapitalisations. Cette manœuvre permettant indirectement de soulager nombre d’entreprises insolvables peut légitimement se trouver suspectée d’être un subventionnement masqué. Bien entendu, la présomption d’innocence reste de mise. Néanmoins, il s’avère être beaucoup plus difficile d’assurer le recouvrement de prêts accordés aux consommateurs que d’acquérir des parts d’entreprise ; et, si en définitif l’état ne récupère que peu d’argent, le résultat correspond bel et bien à une résorption des créances de ceux à l’origine de la crise financière grâce à la dépense publique et, très probablement, au final, à un remboursement par les contribuables.



Il est raisonnable de maintenant considérer Barack Obama comme d’ores et déjà responsable de la nature précise du plan de sauvegarde économique des USA et de l’orientation de sa mise en œuvre.

L’espoir suscité par un nouveau président est surtout celui d’un changement des pratiques économiques pour plus d’équité et notamment pour davantage de justice financière ; les partisans de Barack Obama peuvent donc souhaiter une évolution fidèle à leurs aspirations. Dans le cas contraire, il serait crucial de tirer les conclusions qui s’imposent, par exemple lors des scrutins de mi-mandat.
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Old 11-16-2008, 11:30 AM   #10 (permalink)
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Ta position est très relativiste. Tout serait globalement équivalent. C'est une vision des choses. Mais, ne penses tu pas qu'il y aurait tout de même des solutions à privilégier ?




A l’issue de la crise de 1929, des dispositions furent prises pour sécuriser l’économie. C’est pourquoi les manifestations de la crise de 2008 ne sont pas toutes les mêmes.

Un système global d’assurances fut mis en place. Les particuliers, les entreprises et les banques doivent s’assurer. Les sociétés d’assurance doivent elles-mêmes se prémunir auprès d’assurances d’assurances, comme Fannie Mae et Freddie Mac, par exemple. A un échelon supérieur, des fonds d’états et des fonds fédéraux participent à la garantie de la solvabilité. Enfin, les réserves nationales et internationales chaperonnent l’ensemble.
Avant 1929, les activités financières et celles de dépôts étaient réalisées par les mêmes établissements. Les difficultés apparues dans les finances affectèrent rapidement le secteur des dépôts. Une plus grande spécialisation des banques prévient maintenant d’une contagion immédiate.

La crise de 1929 se déroula selon les étapes suivent :
1- Les entreprises surévaluent les prévisions de la consommation, investissent trop et deviennent insolvables. La crise est financière.
2- Les difficultés se généralisent rapidement à tous les domaines bancaires à cause de la mixité entre finances et dépôts.
3- Le krach boursier est soudain. La récession s’est substituée à la croissance. La dépression s’instaure durablement.

La crise de 2008 se déroule autrement :
1- Des crédits à haut facteur de risque sont contractés d’une façon beaucoup trop répandue. Il s’agit là aussi d’un surinvestissement aboutissant à l’insolvabilité. La crise est financière.
Mais, les verrous font barrage à la propagation de la crise dont l’ampleur s’accroît donc isolément, tout du moins dans les premiers temps. Les déposants ordinaires ne ressentent pas d’effet concernant leurs comptes. Le système global d’assurances limites les faillites en reportant les dettes jusqu’à l’échelon le plus élevé.
2- Un lent passage de la première étape à la troisième s’effectue.
3- Aucun vrai krach ne s’est produit mais une longue érosion boursière se poursuit. La croissance a faibli, s’est annulée et a laissé place à la récession. Le processus dépressif se trouvant enclenché, reste à savoir si le point de non retour de son emballement est déjà franchi.
Bonjour, il serait tout à fait normal que nous ayons notre mot à dire concernant la gestion de nos finances, les banques doivent informer quand elles prennent des risques.
De plus c'est du "faux argent" basé sur rien de matériel, revenir à des valeurs plus saines ne serait pas un mal et que les épargants aient le pouvoir de gerer leur épargne serait normal. Marre de ces spéculations sur du vent !
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Old 12-16-2008, 07:36 AM   #11 (permalink)
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Default Le capitalisme

Les médias contribuent à donner une vision du capitalisme comme étant un aboutissement dans l'histoire de l'humanité.
En réalité nous sommes dans la contradiction la plus totale. Nous vivons dans un monde ou l'économie est reine alors que pour cet même économie, l'homme n'est rien de plus que du bétail, de la matière première, une ressource à exploiter.
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Old 01-14-2009, 11:01 PM   #12 (permalink)
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En dépit des, maintenant très nombreux, plans de « relance », la dépression économique qui s’est propagée hors des USA s’intensifie : la récession, plus intense qu’officiellement prévue, nourrit le cercle vicieux dépressif. En effet, les baisses de revenus plombent la consommation ; la chute de la consommation grève les revenus ; ainsi de suite …

Cela s’avère spectaculaire pour les secteurs automobile, aéronautique, naval, immobilier, hôtelier, touristique, artistique, et cætera.
Néanmoins, les produits et services quotidiens se trouvent aussi affectés, y compris ceux indispensables comme les soins de santé et les médicaments. Les USA viennent d’annoncer, concernant la récession, un recul de 2.7% des ventes au détail pour le mois précédent.
La moyenne de tous les reculs peut raisonnablement être considérée se trouvant beaucoup plus forte qu’environ 3% compte tenu des domaines quasiment en arrêt d’activité.

Les gouvernances des régimes promoteurs du capitalisme communiquent sur le thème de la nécessité de réformer. « Le capitalisme était un mauvais capitalisme et il faut le remplacer par le bon capitalisme. »
J’invite néanmoins à envisager une autre voie économique, à savoir englober l’économie dans le champ démocratique afin que sa gestion soit régulée par le pouvoir populaire.
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Old 01-15-2009, 10:02 PM   #13 (permalink)
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Je n'ai rien a redire sur toutes vos analyses ( clin d'oeil a louve : tout à d'accord avec toi . ) .

Pour ce qui concerne le bon ou mauvais capitalisme , bon ou mauvais communisme etc , le problème c'est que chaque système ne reflète qu'une partie de notre personnalité ( quand je dis notre , il faut comprendre l'humanité ) . Je pense et cela n'engage que ma vision des choses , qu'il faudrait un compromis prenant en compte le facteur humain dans son égoïsme et désir personnelle et sa générosité et désir de partage . Dans le champ démocratique , il faut repenser la manière de concevoir une démocratie et en commencant par la séparation des médias du pouvoir et du privé . Des médias de service publique financement publique et des élections aux suffrage universelle . Il nous suffit d'analyser les médias avec l'auto censure et le copinage politico-financière nous donne un instrument de manipulation ultra puissant . Je ne prétent pas que ça soit l'idéale ce que j'écris , mais peut être que vous ayez vous aussi une idée dessus ?
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Old 01-17-2009, 11:13 PM   #14 (permalink)
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Originally Posted by zruek
... Je pense et cela n'engage que ma vision des choses , qu'il faudrait un compromis prenant en compte le facteur humain dans son égoïsme et désir personnelle et sa générosité et désir de partage . ...


La caractéristique première du capitalisme est l’extorsion de la valorisation économique.
Par exemple, la détention de capitaux peut permettre d’acheter des habitations dont on n’a pas l’usage pour se loger, à un moment où le prix se trouve bas, avec l’intention de vendre lorsqu’il sera devenu plus haut. Il ne s’agit pas que le système capitaliste favorise une certaine spéculation ; la spéculation s’avère le fondement et la raison d’être du capitalisme.
L’exploitation en résultant confère de profondes inégalités mais cet asservissement correspond aussi à l’écrasement de la liberté car les différences de contraintes vis-à-vis du travail et les disparités de revenus entraînent que peu puissent vraiment beaucoup et que beaucoup ne puissent que bien peu.

Le communisme veut l’égalité : non pas un égalitarisme forcené mais l’équité garantie par une économie aspéculative. Le communisme veut aussi la liberté : la coordination de l’économie dans le champ démocratique s’oppose en cela aux processus du marché non régulé.

Capitalisme versus communisme ne correspond ainsi donc pas à une alternative qui consisterait à choisir ou bien la liberté ou bien l’égalité.



Les individus s’adaptent à la nature de leur environnement et les relations sociales deviennent différentes si celui-ci change, notamment si le modèle économique change.

Que la liberté et l’égalité favorisent l’épanouissement de qualités humaines, telle que la générosité, n’implique pas que l’absence de spéculation nécessite impérativement ses qualités à un niveau plus que naturel. Par exemple, un individu effectuerait il plus ou moins bien un même travail selon que les objectifs de productions serait déterminés par une logique de marché ou par l’usage de plans ? Quelqu’un à son poste de travail sait il seulement toujours pourquoi tels objectifs de productions ont été déterminés plutôt que tels autres ? Et cætera.

L’assimilation du communisme à une utopie qui supposerait une quasi perfection humaine à contrario du capitalisme qui serait des plus robuste et des plus adaptable à tout contexte est profondément erronée. D’ailleurs sinon, pourquoi faire tant de cas de l’importance de ne pas perturber le marché ? Perturber : ce mot doit interpeller lorsque robuste et adaptable qualifierait l’économie de marché …



Le communisme n’est pas une utopie au service d’une égalité liberticide et le capitalisme le pragmatisme assurant la liberté à tous.
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