Absolument, je fais des suppositions en me basant sur des tendances que le discours du ministre me semble révéler. Nous ne sommes pas dans une affaire criminelle où ce qui est condamnable est clairement désigné et où l'on peut chercher des mobiles, des preuves matérielles, etc. On n'a pas les moyens quand on discute d'un candidat d'avoir des certitudes de ce type. En outre, la seule chose dont Sarkozy pourrait être victime, c'est de ne pas être élu. Vous avouerez que nous ne sommes absolument pas dans une situation comparable à celle d'Outreau.
C'est du même niveau car le procédé utilisé est exactement le même que ceux de l'inquisition. Vous appréciez ce genre de procés diffamatoire, pas moi. On s'appuie sur des faits, des paroles ou des actes mais surement pas sur des "suppositions" totallement orienté par notre subjectivité. C'est vraiment une maniére de faire déplorable.
Je n'ai pas le temps pour l'instant, mais j'essaierai de trouver des déclarations textuelles pour les commenter...
Ca serait bien, parce que les suppositions ainsi que les phrases hors contexte ne sont pas des argumentations mais des escroqueries intellectuelles.
Cette conception n'a pas de sens. Les détenus ne sont pas là pour "payer le mal fait à la société".
Si c'est même le principe de la prison.
Nous n'avons plus de Dieu définissant quel est le péché et quel est le bien.
Ce n'est pas une question de religion, c'est une question de société.
Nous avons une société à gérer dans laquelle le crime n'est ni condamnable par nature ni louable par nature,
Ah bon là nous ne sommes absolument pas d'accord le crime est condamnable par nature puisqu'il nuit à la société.
mais défini par nos normes et incompressible. Et il s'agit de savoir ce que l'on en fait. Il s'agit donc 1) d'en chercher les causes pour les supprimer autant que possible.
Demander aux psychiatre ils sont plus à même de vous répondre.
2) d'exclure temporairement ou définitivement les criminels, selon qu'ils sont réformables ou non, pour protéger les autres.
On est d'accord, d'où la construction de prison.
L'idée qu'ils devraient "payer pour le mal fait à la société" n'a d'intérêt que si ce paiement est perçu comme tel par eux,
NON. Ils payent pas pour eux mais pour la société. N'inversez pas les rôles, les victimes se trouvent dans la société, les criminels n'ont de droit que le droit humain de vivre et de manger, la liberté ils ne l'on plus c'est la dette envers la société.
c'est-à-dire si on peut les réformer moralement en les faisant payer, ou si on peut les conduire à faire un calcul coût/avantage qui les conduise à penser que le crime ne paie pas (ces deux choses fonctionnent mais sont insuffisantes).
Ces deux choses sont primordiale, et elles fonctionneraient si certains jugent (genre bobigny) ne s'amusaient pas à remettre en liberté des personnes dangereuses pour la société.
Parlez-moi donc d'exclusion ou de réforme, mais pas d'obligation de payer,
Si. Ils ont une dette envers l'êtat.
Les victimes des crimes y sont attachées mais cela ne concerne pas le politique,
Les victimes sont des citoyens, ça concerne le politique.
à part s'il veut, en surfant sur cette idée, se gagner facilement un électorat épris d'une "justice" dont tout le monde ignore le sens mais que tout le monde brandit tout de même comme un flambeau.
Justice morale et normale dans une société normalement constituée. On ne peut pas se permettre de s'amuser avec la sécurité de la société.
Tout à fait d'accord, mais il ne le peut pas dans l'état actuel des choses.
D'où construire des prisons. Bis repetita.
Sans doute faut-il construire des prisons, mais pas quand ce qui sous-tend le projet est l'idée qu'elles sont en elles-mêmes une solution.
Ah bon il existe une autre solution ? il faut laisser le danger courrir dehors, effectivement je n'ai pas la même conception que vous de la protection de la société.
De ce point de vue, et contre une telle politique, je vous recommanderai le petit ouvrage de Mike Davies "Au-delà de Blade Runner : Los Angeles ou l'imagination du désastre", que j'ai cité dans un autre sujet, et qui, je trouve, est une synthèse très probante de ce que ce genre de politique peut faire.
Ce n'est que une maniére de l'appliquer, les améliorations sont là pour faire avancer ces faits. Une prison doit être humaine, ça veut dire qu'il faut en construire pour ne pas que les détenus soient entassé les uns sur les autres.
Pour finir sur cette question, je serais favorable à un politicien, de quelque bord que ce soit, qui me dirait "construisons des prisons" et qui aurait une politique réformatrice vis-à-vis du crime, de sorte que je pourrai imaginer qu'il a vraiment tout fait pour ne pas en arriver à cette triste extrémité.
Ce n'est pas une extrémité, il n'y a pas d'extremum ici, il y a protection de la société, des gens, des biens et des institutions. Je doute que vous appréciez de vous faire agresser et je doute de même que vous ne souhaiteriez pas que le danger auquels vous avez fais fasse soit mis en prison pour protéger d'autres personnes.
Or Sarkozy, que les catégories de population les plus portées à devenir délinquantes détestent, fait tout pour susciter le crime (suppression de la police de proximité, comportement des BAC).
La police ce n'est pas une nounou (pour votre police de proximité). La BAC agit comme elle le peut ne vener pas mêler vos sentiments envers les policiers ici, ils ne font que leurs travails et ils sont sanctionnés au moindre dérapage donc ne vous attaquez pas à eux je ne l'admettrais pas.
Il n'y a pas là un procès d'intention mais la constatation d'un état d'esprit dans certains endroits et la corrélation légitime de cet état d'esprit avec des mesures prises.
Un êtat d'esprit ? Vous parlez d'êtat d'esprit, mais vous ne précisez pas quel êtat d'esprit je vous attend sur ce point.
Personnellement, je n'en ai que faire,
C'est votre opinion.
et pour tout dire, je
préférerais qu'on trouve, pour les criminels non susceptibles de se livrer à des violences au hasard et de menacer leur prochain, des solutions (travaux d'intérêt général, par exemple), qui auraient le mérite de leur donner du temps pour réfléchir et de leur montrer que certains actes sont punis, et donc de les désinciter à les commettre, sans pour autant les stigmatiser comme peut le faire un passage en prison.
Pour certains crimes ça existe, mais il y a des crimes plus grave que d'autres on ne peut pas se permettre de mettre aux contacts de la société des criminels, on ne peut pas leurs donner une gentille gifle en leurs disant de ne plus recomencer (c'est ce que vous proposez ici), on doit les punir, c'est une question de dette à la société.
Ce type de solution aurait le mérite de désengorger les prisons et de faire en sorte que le délinquant vive, dès sa punition, une forme de réinsertion et de gratification par le travail accompli dans sa communauté.
Et oui, mais pas pour les criminels ou délinquants. Et pour désengorger des prisons il faut en construire.
Ce n'est pas parce qu'on applique la loi et que l'on protège la société que l'on ne rejette pas son prochain : ces deux propositions ne sont pas contradictoires, votre argument ne vaut donc pas.
Ah bon il me semble pourtant que mon prochain se trouve être mon voisin mon comtemporain celui que je croise dans la rue, et il me semble de même que la loi est là pour le bien de tous. On ne peut pas rejeter qqn que l'on veut protéger.
J'ajouterai que j'ai bien l'impression que sa conception de "protection de la société" vise à prendre les délinquants ou criminels et à les exclure à peu
près définitivement de la vie sociale.
Encore des impressions
c'est une manie chez vous.
Je m'en remettrai sans doute mais cela ne m'empêchera pas de le désapprouver. Je récuse à la fois son attitude (on ne supprime pas les gens, on les transforme ou on les exclut),
Monsieur ne faites pas celui qui n'a pas compris ça ne vous honore pas. En parlant de karcher il a fait une métaphore et je pense que votre niveau intellectuel est suffisant pour comprendre ce qu'est une métaphore.
et l'efficacité de ses mesures (je suis convaincu que leur application ne ménerait qu'à une création de nombreuses zones de misère et de non-droit en banlieue, au contraire).
En mettant des policiers dans ces zones, ça ferait des zones de non droit. Votre soupçon ne tient pas face à la logique.
Ne vous leurrez pas : les mesures que Sarkozy prend visà-vis de la délinquance ne servent qu'à envenimer la situation.
Ou plutôt à révéler le pot aux rose.
N'y a-t-il quelque chose de dramatique dans le fait que le ministère de l'Intérieur divise par quatre les chiffres de la délinquance pour masquer son bilan ? (cf. les chiffres de l'Insee)
Les barométres utilisés sont inchangés depuis trente ans, donc ça fait trente ans que l'on divise ce chiffre par 4, donc ça fait trente ans que ça dure et vous ne trouvez à redire que aujourd'hui ?
C'est à tout le cursus éducatif d'inciter à la culture. L'école en priorité,
le reste aussi.
Surement pas, chaque chose à sa place, on ne peut pas faire plusieurs choses à la fois sans les faire mal.
Ca a l'utilité de l'inciter à se replonger dans ses classiques. Evidemment cela ne lui permettra pas de mieux taper ou de mieux réserver des rendez-vous pour son boss. Mais il y a tout de même un autre objectif au système éducatif, vous ne croyez pas ?
Je crois surtout que ça va l'emmerder qu'elle ne va pas comprendre pourquoi on l'embête avec ça et ça va faire l'effet inverse de celui escompté. Bref revenez sur terre (encore une fois) tous le monde n'a pas les moyens intellectuels de lire certaines oeuvres, la société idéal n'existe pas.
Comme je vous le dis, je me fie ici à des tendances, et je sais que les programmes des collèges et des lycées incitent de moins en moins à la culture (de moins en moins de place pour les langues mortes, une baisse de l'économie au profit de la gestion...)
Les langues mortes sont toujours enseignés, ce sont les parents qui choisissent d'y inscrire ou non leurs enfants.
Toutes ces mesures vont dans le même sens : un primat du "pratique" sur le "culturel". Et il est clair que ce n'est pas un gouvernement Sarkozy qui inverserait la balance.
Encore une impression c'est ça ?
Non. Respecter les gens, c'est les élever, même si l'élévation passe par douleurs et échecs (et elle y passe toujours).
Echec qui va leurs mettre la honte, nous n'vons pas la même notion de la dignité humaine. Encore dans vos rêve utopiste d'une société parfaite ?
Si je puis me permettre, nous avons une définition différente du mot, pas la peine d'ergoter là-dessus.
Nous sommes d'accord
Il y aura des gens plus limités que d'autres mais cela n'empêche pas de vouloire que le niveau global monte plutôt que de baisser.
Le neiveau global ne changera pas il restera stable à des pourcentage prés, la courbe de Gauss reste la même.
J'ai déjà parlé de ce qui me paraissait bien pour faire comprendre aux gens ce qu'ils lisent, justement.
Justement ce n'est pas une solution, les obliger à lire et leurs expliquer par des méthodes "simples" vont plutôt les faire fuir que autres chose.
Ah bon ? Vous en avez déjà convaincu de renoncer au racisme ?
Je n'en sais rien, je ne suis pas devin. Généralement quand on fais des erreurs de ce genre on peine à les reconnaitre.
Lisez par exemple "Sociologie du racisme: police et racisme", de Michel Wieworka, "Outsiders" d'Howard Becker, que j'ai déjà cité, ou encore, si vous lisez l'anglais, l'article "deviance" de Wikipedia (malheureusement non traduit en français mais qui a l'air très complet). Je me trompe peut-être, mais je me permets respectueusement de remarquer que vous n'avez pas l'air de trop connaître le sujet.
Je ne connais pas le sujet c'est ça ? Je pense que si vous partez de ce point de vue là quoi que je vous dise vous ne l'ecouterez pas, alors nous n'irons pas plus loin.
Je répondrai point par point. D'abord le racisme s'explique. Expliquer ce n'est rien d'autre que décrire et déterminer des causes.
Et vous oubluiez que expliquer c'est dire comment les causes ont influencé le comportement de la personne. Ce que vous nous dites là ce n'est que l'observation du phénoméne.
Deuxièmement, on sait parfaitement ce que peut faire un fou. Il y a des pathologies très bien définies et des modèles de comportement tout à fait
précis et concluants. Il suffit par exemple de voir comment travaillent les profilers ou les psychiatres de prison : comment croyez-vous que l'on sache que les pédophiles ont tendance à récidiver, sinon en produisant ce genre de conclusions. Ce n'est rien d'autre que la
prédiction des comportements des fous. Un fou n'est pas un individu "incompréhensible", irrémédiablement "différent" au point qu'on ne puisse pas discerner de régularités dans son comportement.
Non c'est un humain et je l'ai déjà dit, et il se trouve que des maladies mentales ne s'explique pas.
Enfin, à partir du moment où il y a des groupes constitués qui défendent tous la même opinion et adoptent tous le même comportement réprouvable, il n'y a pas maladie, il y a déviance. Et la déviance est un fait social que le politicien a à prendre en charge pour le résoudre.
C'est au cas par cas que vous résoudrez ce probléme ce n'est pas avec une loi générale.
Ah bon ? Développer l'esprit critique chez l'enfant vis-à-vis des opinions des autres et des leurs est du formatage de cerveau ? Nous n'avons pas la même définition, une fois de plus.
Vous ne dévelloppez pas son esprit critique, vous l'insitez à penser comme vous. Laissez le vivre son enfance, il n'a pas à avoir un point de vue critique à 10 ans, vouloir faire trop tôt ce genre d'enseignement améne la formatage de cerveau.
La question qui nous occupe est "Sarkozy est-il obscurantiste ?" (qui se découpe en deux questions : "Sarkozy a-t-il des opinions obscurantistes ?" et "Sarkozy prend-il ou prendrait-il des mesures obscurantiste ?") et non "Sarkozy est-il le meilleur candidat ?" Or vous me dites qu'il est pour vous le meilleur candidat et vous ne reliez pas cette affirmation à la question de l'obscurantisme. Cette phrase n'a donc pas de pertinence pour notre discussion.
No comment.