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Originally Posted by Vikram
comment appellait on ceux qui détournaient les propos , les enlevait du contexte, voire du sujet initial, pour en retenir que ce qui pourrait éventuellement alimenter une polèmique ????
PS: c'est avec ça qu'on voit la capacité de tolérance ou non d'une religion; que les autres puissent tenir ce genre de propos
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Si vraiment l'église catholique apostolique romaine n'a, dans cette affaire, rien à se reprocher, la divulgation de ce document ne devrait alors pas lui poser problème.
Qualifier le fait de critiquer comme n’étant qu’un détournement de propos en dehors de leur contexte initial, c'est-à-dire de manière diffamante, pour agiter et manifester de l’intolérance est un argument trop facile.
L'on doit pouvoir s'exprimer librement pour mettre en lumière ce qui ne va pas.
Ainsi, plutôt que de répliquer sur la forme, s'exprimer sur le fond s'avèrerait plus adéquat.
Le droit canon ne doit aucunement se substituer au droit civil.
Ainsi, les questions concernant des abus sexuels n'ont pas à se trouver réglées en interne selon des principes de fonctionnement juridiques propres.
Notamment, le statut de religieux n'autorise en rien de garder le silence là où un non religieux aurait à s'exprimer.
Hormis le cas particulier des stricts ressortissants du Vatican concernés par des affaires ayant eu lieu sur le sol même du Vatican, les religieux catholiques relèvent avant tout de la justice du pays où il sont citoyens ou de celui où les fait se sont produits, et ce pareillement que pour tout autre personne.
Les éventuelles mesures internes ne peuvent légitimement qu'être en plus et si celles-ci ne contreviennent pas aux autorités compétentes judiciaires du pays concerné.
Aucun silence spécifique, aucune réserve spécifique, aucun secret spécifique, pour quelque motif religieux que cela soit, n'est acceptable vis à vis d'affaire d'abus sexuel ou de pédophilie.
Le document "Crimen Sollicitationis" reste avant tout une occasion de débattre sur l'opacité dans les traitements d'affaires de délinquance sexuelle.
La date exacte de sa divulgation n'est d’ailleurs pas la question primordiale. La nature du texte, par exemple, est plus importante.
Pédophilie et silence restent deux choses qui ne devraient pas se trouver associées.