Par contre, Sylvia Vorschel peut à peine contenir sa colère quand elle raconte cette année passée à la recherche d'un emploi. Elle dresse un constat amer: "D'abord, on encourage les femmes sans cesse, et puis quand ensuite on a des enfants, on peut mettre nos qualifications aux ordures." Alors, la diplômée en gestion de 36 ans avait mis sur pied un système de prise en charge pour son fils de 4 ans **je ne connais pas Rundumversorgung et ne peut pas être sur de son sens**. Pendant son entretien d'embauche, elle avait parlé d'une assistante maternelle, de la grand-mère et d'une voisine qui s'occupaient de son fils. Ces interlocuteurs restèrent sceptiques. A un certain moment, cette mère célibataire (bofbof, mais voilà, les allemands mettent de ça partout, et j'arrive pas toujours à rendre ça bien en français...) explosa, et aboya: "Est-il vraiment question ici de mes qualifications ou de la place d'une mère?" Presque tous les entretiens se sont déroulés d'une manière semblable. "Il ne s'agit toujours que de l'enfant", affirme Sylvia Vorschel.
Après 30 ans de lutte, les femmes allemandes ont obtenu une chose. Elles sont bien formées et réussissent dans le travail, et elles restent après leur premier enfant à la maison avec leur diplôme et des récompenses. Autant de mère n'abandonnent leur travail à regret dans presqu'aucun autre pays européen. Dans plus de la moitié des familles comprenant des enfants de moins de 6 ans, le père subvient seul aux besoins de la famille. Cette répartition du travail n'est pourtant désirée que par à peine 6% des familles. C'est différent en Suède: Là-bas, la femme ne reste au foyer tandis que le père va travailler que dans un quart des familles avec enfants de moins de 6 ans, et pour (pour, chez, dans???) une famille sur deux, les deux parents travaillent à plein temps. Le problème: Avec un pourcentage de femmes actives de 60% environ, l'Allemagne est au milieu du peloton en Europe (pfouh, pas de meilleure expression à l'instant). Mais pour le temps de travail, les femmes ouest-allemandes se placent en avant-dernière position avec seulement 30 heures par semaine.
Ok, il m'en reste encore beaucoup à faire...
Ciao, Olivier
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