C'est vrai et je suis même absolument contre ( ce qui m'agace le plus, c'est quand on me rétorque : "bah, si t'as rien à te reprocher, qu'est-ce que t'en as à faire qu'on te filme partout où tu vas ?"

). Le coup de "ficher" des gosses de trois ans parce qu'ils sont un peu trop turbulents montre bien à quel degré d'absurdité ils sont susceptibles d'aller...
Mais la différence avec le fascisme, c'est qu'il ne s'agit en aucun cas d'effacer toute individualité propre à chaque personne. L'idéologie fasciste raisonne en termes de masse : il y a le Chef, génial, inspiré, et la masse des "fidèles", indistincts. Le but est de "formater" ces fidèles de manière à ce qu'ils se ressemblent tous : c'est pour ça que le régime totalitaire vise à les prendre en charge dès leur naissance et à chaque instant de leur vie. Ce ne sont pas des individus, ils n'existent qu'en fonction de leur appartenance au groupe. C'est notammant cela, l' "homme nouveau" auquel le fascisme voudrait parvenir.
Ici, au contraire, ce sont
précisément les individus qui sont visés par ce que font aujourd'hui Sarkozy et consorts : les "fauteurs de troubles" sont envisagés comme des groupes d'individus, qu'il s'agit de pister en tant qu'individus. Un fasciste chercherait à enfermer d'emblée toute une catégorie de personnes, désignée comme a priori "fauteuse de troubles" ( ex. type : les tziganes ) ; la manière de procéder actuelle vous piste vous tout seul, en tant qu'individu susceptible d'ête "fauteur de troubles" et non en raison de votre appartenance à un groupe théorique.
Il n'empêche que c'est tout autant inacceptable.