Nous assistons à la fin des états nations.
Nous assistons et nous vivons la fin d’un système.
Nous n’avons désormais plus le choix et de gré ou de force, nous irons vers le gouvernement mondial centralisant les pouvoirs économique, militaire et diplomatique.
-Parce que le système actuel d’ordre mondial, défie les lois économiques naturelles.
Tout boursicoteur vous le dira, « on ne met pas tous ses œufs dans le même panier ». On n’achète pas des actions d’une seule entreprise. On réparti son investissement en misant sur les actions de plusieurs sociétés.
Or l’économie mondiale est ainsi réparti : des pays du sud dont l’économie n’est pas viable, majoritaires en nombre et population d’un côté. De l’autre, quelques pays du nord possédant la quasi-totalité de la puissance économique mondiale dont un, représentant à lui seul une masse considérable : les USA.
Le jour où il se casse la gueule ou se met à faire n’importe quoi, nous somme tous dans la merde.
Il n’y a aucune raison pour que ce jour n’arrive pas.
Tous les grands empires chutent (Rome, l’Empire perse, les mongols…) et disparaissent.
Et ces derniers temps, les états unis ne sont franchement pas rassurant : la chute des tours, l’Irak, les grandes catastrophes économiques (chute, entre autre, de ENRON, la plus grande faillite de l’histoire et chute d’ANDERSEN, jusqu’alors le plus prestigieux cabinet d’audits financiers au monde), les pitoyables élections
présidentielles de 2000, l’incapacité du pays à faire face aux ouragans du golfe du Mexique, un déficit financier colossal jamais vu depuis que les USA existent…
Bref, nous sommes dans la merde.
Avec un gouvernement mondial détenant le pouvoir de réguler et de réglementer l’économie, on pourrait financer le développement des pays et rééquilibrer l’économie mondiale.
Comme cela a été fait en Europe quand en 1986, l’Espagne et le Portugal sont entrés dans la communauté européenne. Des voix s’élevaient en craint qu’on allait à la ruine, car on faisait entrer quasiment des pays du tiers monde.
L’Europe a financé leur développement, les 2 pays se sont redressés et l’Espagne est devenu l’un des moteurs de l’économie européenne.
-Parce que les échanges économiques et culturels sont maintenant internationaux.
Les pays ne sont plus en mesure de réglementer les échanges qui s’effectuent dans la sphère internationale. Les états sont devenus impuissants face notamment aux OPA entre entreprises, dont les actionnaires viennent de tous les pays du monde.
Seul un organe supranationale ayant la légitimité sur l’ensemble de tous les territoires mondiaux, aurait le pouvoir de réglementer.
-Parce que de plus en plus de problèmes nationaux ont des causes internationales face auxquels, nos élus nationaux, ne peuvent évidemment rien.
Les délocalisations à elles seules, sont un problème qui rend les chiffres du chômage incompressibles.
Des pays pauvres, dans lesquels la main d’œuvre est très bon marché, attirent, voire, obligent les entreprises à s’y implanter. De la sorte, elles réduisent leurs
présences dans les pays riches où le chômage augmente. Les élus n’y peuvent rien.
Autre exemple : Nous achetons notre pétrole, nos matières premières à des pays pauvres, désorganisés (l’Afrique par exemple) pour lesquels nos interlocuteurs sont les dictateurs de ces pays. La misère et la violence se développent tout naturellement dans ces zones abandonnées au chaos et à l’anarchie. Nos élus n’y font rien car ils ne peuvent risquer de casser les accords commerciaux, dont nos pays dépendent avec ces dictateurs.
Conséquence indirecte pour nous : le terrorisme agit désormais sur nos territoires. L’ironie est bien là : Nous laissons nos congénères dans la merde, nous en subissons (New York 2001, Al Qaida, les tours ; Paris 1995, GIA, les trains et métros ; Madrid 2003 ; Al Qaida, les trains ; Londres 2005, Al Qaida, trains, bus, un peu partout en ville…) le retour.
Là encore, un gouvernement mondial, ayant la légitimité sur l’ensemble des territoires, possédant les pouvoirs économique, militaire et diplomatique serait le seul à pouvoir intervenir.
Débarrasser des problèmes d’intérêts transnationaux, il représente la seule solution.
-Parce que l’activité humaine pose des problèmes à notre environnement naturel.
Le réchauffement climatique et la fonte des glaces, l’effet de serre, les ouragans du golfes du Mexique, la disparition d’espèces animal chaque jour qui passe de notre année ! Déséquilibrant notre écosystème…
Ce n’est pas parce que quelques pays vont faire ce qu’il faut, que les problèmes écologiques vont stopper à leurs frontières !
Ces problèmes ne sont réglables qu’en y impliquant l’ensemble du monde.
Or à chaque fois que des projets ont été tentés (Rio, le protocole de Kyoto), une énergie et un temps considérables ont été employés pour parvenir à des accords à l’effet limité.
Un gouvernement mondial, c’est
une tête de décision.
Sur terre, il y a une seule race d’êtres humains : l’homo sapiens sapiens. De gré ou de force, demain ou après demain, il faudra bien par la rassembler.
Ludovic ROUSSEL