Bonjour à tous les forumeurs
Pour les fort(e)s en psychologie, j'aurais une requete...dont le sujet est le complexe d'Oedipe.
PS pour le modérateur: il est vrai que j'ai déjà crée un topic avec le même sujet, MAIS il ne s'agit pas du même texte, donc merci de ne pas supprimer cette discussion.
Merci à celles et ceux qui voudraient me venir en aide
L'Oedipe vécu par le garçon
Si vers 3 ans sont apparues chez lui des sensations de plaisir liées au pénis, l'enfant prend soudain conscience des relations sexuelles susceptibles de les provoquer. Il assimile ces relations à ce qu'il imagine se passer entre le Père et la Mère. Il reste attaché à son premier Objet d'amour, la Mère, mais cet attachement n'est pas entier.Il est ambivalent. Il veut la séduire. Il rencontre par là-même la rivalité de son Père, qui de modèle devient rival. De cette rivalité surgit la menace fantasmée et angoissante de castration. Hostilité aussi envers la mère qui lui a demandé beaucoup (aux divers stades) contre peu en échange estime t'il. Rivalité envers le Père, jalousie de sa puissance, de ses droits. Il y mêle l'amour, l'attachement : cette affection plus la crainte de la castration fait qu'il vit un "Oedipe inversé" où, paradoxalement, il a des phases durant lesquelles il séduit le Père et rejette la Mère (créant cette impression de "complicité" entre hommes). Position homosexuelle. Etre en bons termes avec le Père atténue indéniablement la peur de castration. C'est l'identification au Père qui permettra au garçon de sortir de l'Oedipe. La menace de castration est la sanction du Père dans la rivalité qui l'oppose au garçon pour la possession de la Mère. S'il veut échapper à cette situation, l'enfant doit renoncer à la satisfaction sexuelle avec sa Mère. Le garçon sort du complexe d'Oedipe du fait de la menace de castration. Par identifications à la Mère et au Père, l'enfant se constituera sa propre personnalité. La part d'identification au Père le conduira à chercher comme lui (mais il ne le sait pas encore) une femme hors du cercle familial.
Il y a donc eu d'abord désir Oedipien, tempéré par la menace fantasmatique de castration. L'angoisse est surmontée grâce à l'identification au Père, mettant fin à l'Oedipe.
L'Oedipe vécu par la fille
Chez la fille comme chez le garçon, la Mère est le premier Objet d'investissement libidinal. Mais à l'inverse du garçon, c'est l'angoisse de castration qui fait entrer la fille dans le processus Oedipien. Il y a changement d'Objet d'amour. L'ambivalence de la fille vis à vis de la Mère est plus accentuée que celle du garçon vis à vis du Père. (plus tard, les rapports entre femmes seront toujours plus compliqués, tandis que ceux entre hommes seront plus simples). L'agressivité de la fille vis à vis de la Mère s'est élaborée au cours des expériences de sevrage, permettant plus facilement l'Oedipe inversé. En même temps que le désir de posséder un pénis, apparaît le rejet de la Mère "castrée". Puis cela se transforme en rejet du désir d'avoir un pénis comme le Père, évoluant ensuite en désir d'avoir un enfant du Père à la place de ce pénis qu'elle n'a pas. La Mère est alors une rivale et un Objet d'identification. Phénomènes plus compliqués, plus forts. Sentiments très mitigés vis à vis de la Mère,
présence de culpabilité. L'Oedipe traîne plus longtemps car il n'y a aucune menace extérieure pour l'obliger à arrêter la séduction vers le Père. Elle renoncera par identification à la Mère, lui permettant enfin d'habiter sa personnalité féminine.
Chez la fille, le complexe d'Oedipe ne disparaît jamais tout à fait et ses effets se feront sentir dans toute sa vie de femme. L'enfant Oedipien (enfant imaginaire) est un fantasme qui restera très longtemps chez elle. La sortie de l'Oedipe demeure en effet problématique, risquant de plonger la fille soit dans une revendication infinie d'amoureuse blessée, soit dans un renoncement mortifère ou encore de la renvoyer à ses premiers amours pour la mère.
On notera que pour le garçon, l'angoisse de castration le conduit à mettre fin au complexe d'Oedipe. Il constitue donc en quelque sorte, un point d'aboutissement. Chez la fille au contraire, l'angoisse de castration constitue une sorte de point de départ.