
Il y a deux façons (au moins) de s'endetter. Soit en émettant du crédit publique, ou en empruntant, pour lancer des grands projets d'infrastructure ou d'industrialisation et de modernisation de l'économie productive; Soit en détournant l'argent de sa mission républicaine de développer le niveau de vie de la population et de sa postérité, pendant à peu
près trente ans, alimentant une "économie" de fantasmes et de spéculation financière. La première, faisant écho au New Deal de Roosevelt dans les années 30, et aux politiques de reconstruction et de développement de l'Europe de l'Ouest entre 1945 et le début des années 70, transforme la qualité de l'économie dans son ensemble, et permet
à moyen et long terme de rembourser la dette, et de bâtir un avenir. La seconde façon, celle que nous avons expérimenté depuis les années 70, non seulement détruit la substance en infrastructure, en ouvriers hautement qualifiés, etc... qui caractérise un pays "développé", mais produit des générations d'impuissants pessimistes, comme l'auteur du texte introduit par Bernhard. La conclusion de ce texte est typique de la pensée des baby-boomers, dont le but de la vie se limite au pied qu'ils vont prendre dans les 10 prochaines minutes. Evidemment, ça ne construit pas un avenir...
