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Old 08-19-2005, 02:02 PM   #3 (permalink)
Androc
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Androc came out of the blue Androc came out of the blue
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Avant de continuer, j' ai découvert une faute de frappe dans la dernière phrase de mon dernier posting: on écrit naturellement "moururent" et non pas "morurent".
D'autre part, il est n' est pas usuel en français d' exprimer une quantité de liquide en grammes: je proposerais donc d' écrire "un décilitre" ou "un verre" de vodka à la place de "cent grammes de vodka".

Maintenant, la suite de ton texte:

Vladimir Starodoubcev, préposé au patrimoine national:
énormément de sang a été versé ici pendant la 2ième Guerre Mondiale.
Malheureusement, on n' a pas écrit l' histoire de la forteresse pendant cette période. La propagande officielle tâchait d' effacer tous les échecs militaires à Kertch, et surtout ceux de la forteresse. On essaye maintenant de retracer l' histoire de ce temps-là. On dessine avant tout les exemples d' héroii(!)sme humain et de fidélité au serment donné pendant les évènements ayant eu lieu dans la forteresse. Ici, on a trouvé une dizaine de soldats morts (*****Remarque: seulement une dizaine? Peut-être serait-on plus près de la vérité si on écrivait "ici, on a trouvé des dizaines de soldats morts"). Leur sang avait coulé à cet endroit, il nous faut donc connaître l' histoire de ces combattants.

Dimitri, le chercheur:
Quelles ont été ces batailles? Que se passa-t-il ici? On peut s' en douter vaguement en regardant ces cartouches et les "étuis" (*****que veut-tu exprimer exactement par le mot "étuis"?) fusionnés en une seule masse. Évidemment, tout avait été brûlé et fondu.

Grégorie Orél, le militaire en retraite:
Les armées soviétiques avaient perdu la bataille et se repliaient dans le chaos. Beaucoup de monde entra dans la forteresse. Entre autres, il y a eu le régiment de cavalerie de cosaques (*****de?) Kouban. Au cours du déminage du site de la forteresse, on y a découvert une grande quantité de harnachements et d' os humains. En 1942, cet endroit était l' enfer. Pouvez-vous vous imaginer la foule des (**** que veux-tu exactement exprimer avec les mots "reculades" ou "retirés"?)
On a donné l' ordre de dynamiter la forteresse avec
(****les munitions de guerre qu' on y a trouvé(?)

La ville passa de mains en mains durant les années 1941-1944. Pendant (*****que veux-tu exactement exprimer par "des retraites"?), les parties belligérantes ont fait sauter les dépôts de munitions à maintes fois. Il paraît que dans la place forte les Soviétiques stockaient des armes chimiques, qui - par ironie du sort - leur ont été usurpées et exploitées par les Allemands, car eux-même n' en avaient pas.

Malgré tout, la forteresse resista aux coups de l' histoire et resta inaltérée, comme si le temps l' avait conservée. Ses murs sont toujours en place. Après la guerre, la forteresse attira de nouveau l' attention des militaires, qui commencèrent à y transporter et ensevelir dans ses profondeurs des armements, aussi bien périmés qu' ultra modernes. Il n' y a pas bien longtemps qu' on y a conservé le stock de bombes aériennes évacué d' Europe, apporté dans la forteresse à la belle étoile. S' il avait explosé, on n'aurait put reconnaître la carte de la Crimée. Jusqu' à aujourd' hui, les sapeurs désamorcent les munitions de guerre accumulées dans la forteresse depuis des dizaines d' années. Et ce parfois avec une triste fin...

Grégorie Orél, le militaire en retraite:
En 1978, trois hommes sont morts ici: les matelots Pouhalski et Novikov, et l' enseigne de vaisseau de 2ième classe Goderisse. Ils désamorçaient des détonateurs.. Goderisse se dépêchait, il était ce jour-là officier de service de l' unité. Le caisson d' artillerie explosa, faisant détoner la pile des autres caissons se trouvant à côté au même moment. La puissance de l' explosion fut si monstrueuse que l' on ne réussit à trouver le pistolet de Goderisse que deux jours après l' accident, de l' autre côté de la colline. Il est vraiment difficile de s' imaginer ce qu' il a bien pu rester d' eux. On les enterra en leur rendant les honneurs suprêmes.

De tous temps, les constructions militaires étaient inabordables. Mais la forteresse de Kertch était isolée et tenue particulièrement secrète. Dans les années 70, on a crée dans ce site caché aux yeux d' autrui la prison la plus atroce de l' époque soviétique: le bataillon disciplinaire de la flotte de la Mer Noire. On y mis aux arrêts des militaires n' ayant commis comme seules infractions qu' une atteinte à la loi ou à la pensée libre (*******à préciser exactement: la "pensée libre" a un autre sens que la "libre pensée", mais il est possible que tu veuille plutôt dire "la liberté d' expression"...?) Ils furent détenus dans des cellules humides et obscures. On les obligeait aux travaux forcés, et les plus effrontés étaient incarcérés. Certaines cellules sont tellement étroites qu' on ne peut s' y glisser que de côté. Les prisonniers étaient debout toute la journée, parce qu' il était pour eux physiquement impossible de s' assoir ou de se coucher. Après quelques jours d' incarcération dans de telles conditions, les détenus devenaient presque fous.
La prison de jadis est restée vide depuis bien des années. Seules les chauves-souris - ses habitants solitaires - surgissent et s' éclipsent (******* ici je proposerais d' ajouter le mot "parfois"...) devant les yeux des importuns.

(Androc, pour Katerin)
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