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Originally Posted by zruek
... Je pense et cela n'engage que ma vision des choses , qu'il faudrait un compromis prenant en compte le facteur humain dans son égoïsme et désir personnelle et sa générosité et désir de partage . ...
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La caractéristique première du capitalisme est l’extorsion de la valorisation économique.
Par exemple, la détention de capitaux peut permettre d’acheter des habitations dont on n’a pas l’usage pour se loger, à un moment où le prix se trouve bas, avec l’intention de vendre lorsqu’il sera devenu plus haut. Il ne s’agit pas que le système capitaliste favorise une certaine spéculation ; la spéculation s’avère le fondement et la raison d’être du capitalisme.
L’exploitation en résultant confère de profondes inégalités mais cet asservissement correspond aussi à l’écrasement de la liberté car les différences de contraintes vis-à-vis du travail et les disparités de revenus entraînent que peu puissent vraiment beaucoup et que beaucoup ne puissent que bien peu.
Le communisme veut l’égalité : non pas un égalitarisme forcené mais l’équité garantie par une économie aspéculative. Le communisme veut aussi la liberté : la coordination de l’économie dans le champ démocratique s’oppose en cela aux processus du marché non régulé.
Capitalisme versus communisme ne correspond ainsi donc pas à une alternative qui consisterait à choisir ou bien la liberté ou bien l’égalité.
Les individus s’adaptent à la nature de leur environnement et les relations sociales deviennent différentes si celui-ci change, notamment si le modèle économique change.
Que la liberté et l’égalité favorisent l’épanouissement de qualités humaines, telle que la générosité, n’implique pas que l’absence de spéculation nécessite impérativement ses qualités à un niveau plus que naturel. Par exemple, un individu effectuerait il plus ou moins bien un même travail selon que les objectifs de productions serait déterminés par une logique de marché ou par l’usage de plans ? Quelqu’un à son poste de travail sait il seulement toujours pourquoi tels objectifs de productions ont été déterminés plutôt que tels autres ? Et cætera.
L’assimilation du communisme à une utopie qui supposerait une quasi perfection humaine à contrario du capitalisme qui serait des plus robuste et des plus adaptable à tout contexte est profondément erronée. D’ailleurs sinon, pourquoi faire tant de cas de l’importance de ne pas perturber le marché ? Perturber : ce mot doit interpeller lorsque robuste et adaptable qualifierait l’économie de marché …
Le communisme n’est pas une utopie au service d’une égalité liberticide et le capitalisme le pragmatisme assurant la liberté à tous.