Les résultats des élections du 4 novembre, aux USA, ont fait naître de grandes espérances dans un changement significatif de nature du régime et ainsi donc de très importantes attentes. Combiné avec cette foi profonde, le désir de rupture se canalise dans une confiance restituée à l’administration gouvernante très probablement bientôt
présidée par Barack Obama.
La transition qui ne sera réalisée qu’après le 20 janvier 2009, avec la prestation de serment du nouveau
président et son entrée en fonction, commence déjà intensivement à s’effectuer : Barack Obama est associée de
près aux dossiers du pouvoir et aux questions de gestion des affaires de l’état ; il est devenu un homme influent pour les USA.
Concernant le traitement de la dépression économique, Henry Paulson, secrétaire au trésor, vient de décider d’une rectification radicale du plan de sauvetage étasunien. Ce revirement vise à amplement substituer aux recapitalisations un soutien des consommateurs endettés.
Il importe fortement de noter la différence fondamentale entre, d’une part, recapitalisations et achats d’actions par l’état qui sont des interventions où la nation dépense mais en devenant propriétaire et, d’autre part, subventions publiques qui sont des dons financiers de l’état.
Soutenus financièrement, les consommateurs endettés peuvent payer leurs créances, déclenchant des remboursements en chaîne jusqu’aux entreprises matières à recapitalisations. Cette manœuvre permettant indirectement de soulager nombre d’entreprises insolvables peut légitimement se trouver suspectée d’être un subventionnement masqué. Bien entendu, la
présomption d’innocence reste de mise. Néanmoins, il s’avère être beaucoup plus difficile d’assurer le recouvrement de
prêts accordés aux consommateurs que d’acquérir des parts d’entreprise ; et, si en définitif l’état ne récupère que peu d’argent, le résultat correspond bel et bien à une résorption des créances de ceux à l’origine de la crise financière grâce à la dépense publique et, très probablement, au final, à un remboursement par les contribuables.
Il est raisonnable de maintenant considérer Barack Obama comme d’ores et déjà responsable de la nature
précise du plan de sauvegarde économique des USA et de l’orientation de sa mise en œuvre.
L’espoir suscité par un nouveau
président est surtout celui d’un changement des pratiques économiques pour plus d’équité et notamment pour davantage de justice financière ; les partisans de Barack Obama peuvent donc souhaiter une évolution fidèle à leurs aspirations. Dans le cas contraire, il serait crucial de tirer les conclusions qui s’imposent, par exemple lors des scrutins de mi-mandat.