Je rappelle tout d’abord que les activités financières, d’une part, et celles de dépôts, d’autre part, sont deux domaines d’activités distincts. Les gouvernants actuels ont, de plus, pris la responsabilité de garantir les avoirs des déposants.
Les marchés boursiers suivent une tendance baissière soutenue mais restent relativement découplés du commerce marchand. Le taux de la récession est ce qui importe vraiment.
La situation est certes injuste puisque les citoyens lambda subissent les conséquences des actes d’une élite financière mais un désir immédiat et
précipité de justice serait bien loin d’être constructif.
Lorsque les spéculateurs génèrent des plus-values, ils endossent ces revenus et en disposent pour leurs consommations propres. Ils viennent de générer de conséquentes moins-values sans assurer la solvabilité des pertes financières. Néanmoins, sanctionner les agents financiers de manière impulsive ne serait pas raisonnable : se comporter en faveur d’une vision à long terme reste le plus important.
Les dirigeants s’efforcent de stabiliser les activités financières, de résorber les créances, de juguler la récession et d’optimiser les conditions de relance. Un plan international va être mis en œuvre.
Il est souhaitable que se développe une résurgence progressiste mais la refondation structurelle de l’économie doit s’effectuer à moyennes et longues échéances : conserver ses habitudes du quotidien et notamment de consommation s’avère la meilleure attitude.