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Old 10-04-2008, 03:51 PM   #3 (permalink)
Louve_Intrépide
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Louve_Intrépide is on a distinguished road Louve_Intrépide is on a distinguished road
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Ta position est très relativiste. Tout serait globalement équivalent. C'est une vision des choses. Mais, ne penses tu pas qu'il y aurait tout de même des solutions à privilégier ?




A l’issue de la crise de 1929, des dispositions furent prises pour sécuriser l’économie. C’est pourquoi les manifestations de la crise de 2008 ne sont pas toutes les mêmes.

Un système global d’assurances fut mis en place. Les particuliers, les entreprises et les banques doivent s’assurer. Les sociétés d’assurance doivent elles-mêmes se prémunir auprès d’assurances d’assurances, comme Fannie Mae et Freddie Mac, par exemple. A un échelon supérieur, des fonds d’états et des fonds fédéraux participent à la garantie de la solvabilité. Enfin, les réserves nationales et internationales chaperonnent l’ensemble.
Avant 1929, les activités financières et celles de dépôts étaient réalisées par les mêmes établissements. Les difficultés apparues dans les finances affectèrent rapidement le secteur des dépôts. Une plus grande spécialisation des banques prévient maintenant d’une contagion immédiate.

La crise de 1929 se déroula selon les étapes suivent :
1- Les entreprises surévaluent les prévisions de la consommation, investissent trop et deviennent insolvables. La crise est financière.
2- Les difficultés se généralisent rapidement à tous les domaines bancaires à cause de la mixité entre finances et dépôts.
3- Le krach boursier est soudain. La récession s’est substituée à la croissance. La dépression s’instaure durablement.

La crise de 2008 se déroule autrement :
1- Des crédits à haut facteur de risque sont contractés d’une façon beaucoup trop répandue. Il s’agit là aussi d’un surinvestissement aboutissant à l’insolvabilité. La crise est financière.
Mais, les verrous font barrage à la propagation de la crise dont l’ampleur s’accroît donc isolément, tout du moins dans les premiers temps. Les déposants ordinaires ne ressentent pas d’effet concernant leurs comptes. Le système global d’assurances limites les faillites en reportant les dettes jusqu’à l’échelon le plus élevé.
2- Un lent passage de la première étape à la troisième s’effectue.
3- Aucun vrai krach ne s’est produit mais une longue érosion boursière se poursuit. La croissance a faibli, s’est annulée et a laissé place à la récession. Le processus dépressif se trouvant enclenché, reste à savoir si le point de non retour de son emballement est déjà franchi.
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Une conception n'a à être tenue pour exacte que parce qu'elle l'est.
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