Le conditionnel passé est utilisé pour exprimer une hypothèse dans le passé
qui ne s'est pas réalisée.
Exemple : S'il n'avait pas plu,
je serais allée me promener.
Ici, on envisage quelque chose
qui n'a pas eu lieu : comme il a plu, je n'ai pas pu me promener. On n'est dans l'irréel ; si on était dans le réel, j'aurais dit :"s'il ne pleut pas, j'irai me promener" ( on envisage vraiment qu'il ne pleuve pas, alors que, dans mon premier exemple, on sait déjà qu'il est impossible qu'il ne pleuve pas, puisqu'on parle du passé et qu'il a plu ).
Pour faire des hypothèses, comme ça, dans le passé, le français utilise le plus-que-parfait dans la condition ( "s'il n'avait pas plu" ) et le conditionnel passé dans la proposition principale ( "je serais allée me promener" ).
L'exemple 3 de The_FD renvoie à ça, sauf que la condition est sous-entendue ( il faut comprendre "si j'avais essayé de le faire, je n'aurais jamais pu faire mieux que toi" ; mais
je n'ai pas essayé de le faire ).
Son exemple 2 aussi : "si vous aviez eu le choix, auriez-vous
préféré une autre couleur ?" Ici, on fait une pure hypothèse dans le passé, mais on est dans la même situation ; une réponse pourrait être "si j'avais eu le choix, j'aurais
préféré une autre couleur" ( mais
je n'ai pas eu le choix ).
Dans son exemple 3, le conditionnel passé est utilisé comme
forme de politesse, pour atténuer le caractère trop direct que pourrait avoir la question "je veux savoir si vous êtes disponibles". On pourrait aussi utiliser le conditionnel
présent, sans que cela change quoi que ce soit : "je voudrais savoir si..." Rien à voir avec une hypothèse, c'est juste une atténuation polie.
Quant au conditionnel passé deuxième forme, il est identique au subjonctif passé : "s'il n'avait pas plu, je me fusse promenée" ( pour "je me serais promenée" ). Mais tu peux l'oublier sans problème, vu qu'on ne le trouve presque plus que chez Proust.
