Description de mon projet
Imaginez-vous
que la personne qui vous fait face soit aveugle et
que vous devez lui décrire
le fruit de votre travail. C‘est ma recette
du succès. Piotr Klemensiewicz
J‘ai produit des auto-portraits de mon visage
grimaçantes et d'autres inexpressives. Les peintures, faites avec des pastels à l‘huile, sont toutes au même format, c‘est à dire 16 x 21 cm,
mais réalisées sur des surfaces
de papier
différentes.
Après avoir rejeté la combinaison de visages sans expressions, le travail final présentera 31 grimaces(voir formes de
présentation).
Les visages inexpressifs sont
présentés comme installation au plafond.
La toile de fond de mon travail
Qu‘est-ce que la vie humaine est d‘autre qu‘une comédie ou un spectacle, ou l‘un entre en scène avec celle, l‘autre avec une autre masque et ils jouent leurs rôles jusqu‘à ce que le metteur en scène les appelent de quitter les planches.
Erasmus de Rotterdam
Comme point initial de mon travail je vois une visite au café du Musée d‘Orsay à Paris. Pour entrer dans ce lieu, il
faut attendre devant la porte
qu'une serveuse
arrive pour nous guider à une
table. Les serveurs étaient très bien habillés avec un comportement bien étudié, l‘ambiance était chic. J‘ai trouvé impressionnant que les visiteurs du musée
commencent à jouer un rôle parce que le cadre proposé par le café n‘était
pas le leurs. C‘était comme si on
plongeait de
la classe moyenne à la classe bourgeoise. Les gens se sont comportés différemment,
cela se remarquait surtout par leurs gestes calqués sur l'idée qu'ils se font de la bourgeoisie. Ce moment particulier m‘a amené au sujet des grimaces.
Chacun joue un rôle dans la vie. Dans mon cas je le vois surtout dans ma vie étudiante, pendant les
présentations des travaux artistiques et les discours d‘art, mais aussi en cherchant un appartement à Marseille, dans les relations amicale ou
face à moi-même. Les critiques
frappent déjà
à la porte: L‘artiste n‘a pas inventé quelque chose de
nouveau, parce que
l'on se rend bien compte
que l'on joue un rôle.
Ce n'est un secret pour personne. Mais bien que
chacun soit conscient de ce rôle joué, on continue son jeu: par peur des autres, comme une nécessité éprouvée, par peur de perdre son visage.
Je vois les grimaces comme une subversion infantile. Comme un enfant qui fait des grimaces aux autres quand il y a une certaine distance. Mes grimaces expriment le théâtre du monde, le clownesque. Le théâtre de la vie s‘exprime en théâtre du visage. Les grimaces sont devant mon visage habituel, elles
les éblouissent. Mais même si les grimaces rendent l‘identification du visage plus difficile et flou, elles déforment le visage et le rendent étrange, elles montrent beaucoup plus de l‘intérieur, du caractère et de la personnalité que le visage habituel. Elles montrent des expressions diverses comme la tristesse, l‘agression, le désespoir et la joie.
Mes références
Ma recherche se nourrit des travaux
d'artistes d'époques différentes. J‘étais surtout attirée par des œuvres de Arnulf Rainer, Egon Schiele, Franz Xaver Messerschmidt et Rembrandt. Ils se sont tous expliqués
sur le sujet des grimaces
quoique avec des intentions différentes.
Voilà pour ce soir, j'avoue que je n'ai pas le courage de corriger le reste vu l'heure mais demain sans doute.
