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Originally Posted by Antoine38
Renard:
tu joues bien avec les mots pour detourner les sujets, mais ca ne prendra pas 
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Je n'ai jamais voulu faire ça

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Originally Posted by Antoine38
En dehors de ton bon mot, je ne crois pas que les 35h soient le resultats d'une grande greve général qui aurait mis les patrons à la potence. Tu as des postulats qui datent d'un autre temps. Les gens ont voté Jospin, il a tenter l'aventure des 35h, bon ca a foiré, ca aurrait pu marcher, mais y'a pas eu de lutte très durs. Et ce n'est qu'un exemple de l'acquisition de mesures sociale dans les 30 dernières années. On pourrait parler de la retraite a 37.5 années, du RMI ou de plein d'autres choses, qui ont été gagné par les urnes, que les méchantes classes dirigeantes élues ont mis en place.
Donc non, on ne peut pas comparer. Il faut comparer ce qui est comparable. Tu fais fi de toutes les dernieres années pour n'y prendre que ce que tu veux.
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Les 35 heures ont été une monnaie d’échange temporaire pour mieux faire passer la pilule de la
précarisation constante du travail, c’était un marché de dupes (le ps est très fort pour faire accepter ce que ses homologues libéraux affichés n’auraient pas pu faire passer). C’était habile, car il ne faut pas oublier que les grèves de 95 avaient mis une pression plutôt importante sur les partis (une très grosse grève, je tiens à le souligner). Le ps est très habile pour ce qui est d’emballer les mouvements sociaux et leur revendre ce dont ils ne voulaient pas au départ. Le deuxième volet c’est… la casse de la réglementation sur le temps de travail au nom de la compétitivité, la bonne blague (c’est encore à venir). Le ps nous revendra ça avec un nom du type « « Ajustement du travail d’Intérêt social» (juste pour caser le mot « social », au ps c’est l’équivalent de la vaseline. Au prochain coup, je ferai des comparaisons moins barbares

) , par contre avec l’UMP ce sera sûrement plus direct. Il en va de même pour tous les acquis sociaux: la loi sur l'avortement, le rmi ou la baisse du temps de travail à 39h (je ne me souviens pas d'un passage à 37h) sont des réponses au coup de tonnerre de mai 68, événement qui a laissé des traces dans les mémoires de nos classes dominantes. Ce serait un autre sujet, mais je souhaiterai juste au passage dire que des classes économiques ont de fait des intérêts généraux particuliers. Ca n'en fait pas des monstres en soi, j'évoque plutôt là un déterminisme social qui explique beaucoup d'événements. Ne pas en tenir compte me paraît être une erreur, et efface un travail syndical titanesque auquel on devrait plutôt rendre hommage.
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Originally Posted by Antoine38
Bha si tu penses ce que tu dis, tu peux vivre avec 800 euros par mois. Après tout à l'époque on vivait bien avec une 2CV, sans PC, sans télé, sans téléphone portable etc...
Et la production a évolué, elle plus axé sur les services maintenant, pas sur la production industrielle. Encore une fois ton referenciel est périmé depuis longtemps.
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Je dis juste que la richesse est là, les moyens techniques aussi. Donc on ne peut pas défendre le sacrifice sous l’angle du « produire » plus permanent, il faudrait plutôt produire différemment.
Les services sont totalement concernés par ces développements. La hot-line, le travail à la chaîne du tertiaire, nécessite des constructions adaptées, du matériel, et … que des équipements aient été diffusés nécessitant l’existence d’une hot-line, sinon elle ne sert à rien. Le service est complémentaire de la diffusion industrielle, la course à l’équipement concerne aussi bien le personnel médical que le taxi. Donc c’est un phénomène global, dont la finalité m’intrigue au passage si l’on considère que les ressources de la planète ont une limite physique incontournable.
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Originally Posted by Antoine38
pour la peste, il y a eu plusieurs vague d'épidémie, donc on savait que ce n'était pas inexorable. encore une fois tu compares ce qui n'est pas comparable. Je comparerai la mondialisation à la decouverte de l'Amérique: ceux qui refusent de croire que la Terre est ronde, refuse d'y aller parce qu'ils risquent de tomber dans les enfers. Et ceux qui y vont deviennent les grandes nations des siècles suivants. Comparer aux saignées, c'est pareil: Ca n'a rien a voir, tu mélanges du mystico-médicale et des phénomenes socio économique qui bouleversent la face du monde...
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Dans mon post, je personnifiais la peste, en imaginant qu’elle –même se croyait indélogeable de France (même malgré quelques escapades ponctuelles

).
La saignée était à ma connaissance réellement analysée d’un point de vue médical (la théorie des humeurs si ma mémoire est bonne ), en ce sens c'était une croyance commune erronnée, tout comme peut l'être la foi en une mondialisation inarrêtable. La découverte de l’Amérique me paraît très différente de l’analyse que l’on peut faire de la mondialisation, c’est une découverte géographique contre une manifestation économique. Ou alors le citoyen standard a le rôle de l’indien (là je plaisante

). J’avoue que je ne vois pas bien à quel autre phénomène équivalent on pourrait assimiler cette mondialisation, sinon peut-être à un gigantesque colonialisme global, où le citoyen local comme le citoyen lointain sont des colonisés au service d’une classe dominante internationale.
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Originally Posted by Antoine38
Je parlais de rien perdre d'un point de vue social.
On y gagnera en reduisant les déficits et la dette. Les sacrifices, pour l'instant, on les garde au chaud pour les générations futures. Notre sacrifice devrait être de rendre aux prochaines générations un pays moins endetté, voire pas endetté. Et forcément faudra reduire les dépense, vu que l'imposition en france est l'une des plus lourde au monde. Mais ça les idéologues s'en fichent.
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Les fameux déficits, la fameuse dette

« Travailler d’abord, revendiquer ensuite !», ce slogan a réellement été vendu par la CGT en 44 aux mineurs, là tu te découvres des affinités inattendues

. Qu’aurais-tu dit à la sortie de la seconde guerre mondiale quand la population a exigé la sécurité sociale ? Les conditions n’étaient pourtant pas terribles, étrangement ça s’est fait. Peut-être le discours « C’est impossible » était-il soumis à des objectifs et des intérêts moins avouables. Sur un plan plus actuel, si l’on accepte de faire concurrence à des gens qui travaillent comme des fous en vivant dans la misère, on cautionne leur exploitation et on plombe nos propres perspectives. Et si l’on accepte que les moyens de production soient détenus par une poignée d’individus, alors il faut accepter que nous n’ayons qu’une main symbolique sur la circulation des capitaux via des pantins soumis à élection. Mais si l’on veut s’attarder sur les vraies questions, il va falloir se poser la question de l’organisation du travail, et modifier nos rapports ici et avec l’extérieur. Pour le reste, tu peux aussi croire que demain on te dira : « waouh, on est en super bénéfice – excédent –croissance au top, retraites à 50 ans et semaine de 30h pour tout le monde » (je caricature évidemment), je me permets d’exprimer des doutes. La fameuse dette est la dette d’une politique qui n’est pas la nôtre, et qui profite à des intérêts qui nous sont tout autant étrangers. Allons chercher l'argent là où il est, et pas dans les poches de ceux qui produisent et pourtant n'en ont pas.
Quant à ce que nous laisserons, pour l'instant on se
prépare à abandonner aux générations future une destruction sociale massive avec un discours sacrificiel qui rappellera sûrement quelque chose à leurs aînés.
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Originally Posted by Antoine38
Non, ce ne sont pas les classes dirigeantes qui veulent plus de libéralisme. Ce sont les milliards de pauvres du Tiers monde qui en profitent le plus.je ne sais pas de quand date ton "hier": 5 ans? 7ans? parce que sous la gauche, on allait pas vers le libéralisme que tu decris. D'ailleurs on en paie le prix aujourd'hui: chomage de masse et dette criante.
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Les classes dominantes ne veulent pas plus de libéralisme ? Soutiendraient-elles secrètement lutte ouvrière et la fédération anarchiste

? Là j'émets un doute très fort, et à vrai dire je sens un grand décalage avec tout ce que j'entends ou lis partout. Quant aux milliards de pauvres du Tiers-monde, ils connaissent bien mieux le libéralisme que toi et moi. Le gars qui n’a aucune couverture sociale et qui doit se battre pour rester simplement en vie a une expérience de la libre-concurrence bien plus poussée que la nôtre.
Concernant la "gauche", le ps est libéral sur le fond et n'est même plus socialiste dans la forme. C'est dire. Une fusion avec l'UMP est impossible pour des raisons pratiques, mais pour le reste ça se passerait très bien. A mon sens, Mitterrand est le plus grand artisan du libéralisme français, il a privatisé tant qu’il a pu, et a tout a fait pour assurer la promotion des classes dominantes via l’exaltation de modèles à la base peu apprécié par la gauche réelle (Bernard Tapie ministre de la ville, un grand moment de n’importe quoi). Le ps a converti une fraction de la gauche au libéralisme plus ou moins dur, ce que Madelin et ses amis n’ont jamais pu faire. Au pouvoir, le ps a mené le même travail de destruction des services public que la droite, il a également mis le front national sur les rails pour affaiblir le rpr de l'époque et accélérer les déchirements au sein même du prolétariat moderne, ce qui a considérablement nui à ses capacités d'auto-organisation par la suite. A noter que le fn de l'époque avait des orientations beaucoup plus libérales que le fn d'aujourd'hui, Le Pen affirmait alors vouloir être le Reagan français. Ca a du plaire à Mitterrand

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Originally Posted by Antoine38
débat stérile pour moi. Les media sont beaucoup plus diversifiés aujourd'hui,; notamment sur internet, qui n'existait pas il y a 20 ans. Libre a toi de trouver l'info que tu souhaites en quelques clics (de fort mauvaise qualité la plupart du temps j'en conviens, notamment la presse alternaive, corrompue par le dogmatisme).
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Vrai pour Internet uniquement mais … Le journalisme d’investigation implique des moyens financiers, souvent lourds. Le gars qui fait sa page web ne peut pas assumer cela seul, il faut trouver à la fois de l’argent et des compétences. Celui qui est compétent risque fort de se griller dans le milieu s’il est vu en mauvaise compagnie (même Alain Duhamel a réussi à se griller partiellement, on ne peut pourtant pas dire que c’est un dissident enragé), l’argent est difficile à trouver toujours du fait de la monopolisation du capital, et il y a bien peu de médias qui parviennent malgré tout à livrer une info pertinente (mais il reste encore quelques ilots, heureusement).
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Originally Posted by Antoine38
Karl Zero avant j'aimais bien, mais j'en suis revenu; quand on cherche des arguments pour aller dans le sens de ces dogmes, ce n'est pas du bon journalisme, c'est de la propogande politique.
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Je corrige : j'en suis revenu aussi, et d'ailleurs le passage en question n’est pas très agréable pour Karl Zero.