Résistance et insolence pour se révolter contre l'injustice
Hello, je suis toujours vivant et l'hiver approche... je le redoute dans cette
maison de la Nièvre mal chauffée, sans eau chaude et avec le toit qui s'écroule de plus en plus...
Oui, je participe aux "
restaurants du cœur"... çà me rappelle l'une des raisons pour laquelle je suis venu dans la
Nièvre : "manger des
produits naturels qui ont du
goût"... c'est bien triste d'en arriver là.
Je suis content de n'avoir pas cautionné l'
élection du président de la république Nicolas Sarkozy qui n'a pas à parler en mon nom. Je ne suis pas "la
France"... puisqu'elle ne veut pas de moi. Je suis un
immigré dans mon propre
pays.
Sans
appartenance, je n'ai que ma
vie à défendre. Je me sens dans
la peau d'un résistant qui espère dans
la solidarité d'autres résistants. Nous avons envie de vivre, nous le réclamons comme un
droit et les
médecins nous donnent largement des
tranquillisants qui nous assomment... j'en ai encore pris ce matin pour calmer ma nervosité.
Démuni pour entreprendre le moindre
projet,
prisonnier de ce village de la Nièvre... je ne peux aller bien loin... mais je veux résister tant que je le pourrai...
J'affute aussi l'arme de l'
insolence au cas où ceux qui m'ont refusés tout
équité, tout
accès à la justice... auraient un
cœur et un
esprit...
L'
hiver arrive, je n'ai pas vu l'
été... 9 années sans partir en
vacances... pas le moindre
week-end... mon village est une
prison économique et relationnelle. Dire que certains pensent que le
bonheur est dans le pré...
Il y a
davantage de bonheur dans les cités que dans les champs... la
misère se voit dans les
rue des villes... en campagne, on meure dans l'
anonymat des villages tristes aux volets fermés.
Heureusement que j'ai la
force de protester... au moins j'ai un
objectif même si je souhaiterais qu'il soit autre.
Mon idée des "
Zombis de France" est plutôt que les
pauvres témoignent et soient vus... que de former un "
parti"... une "
structure"... un "
machin qui ne sert à rien"...
la vérité est dans la rue.
js
la misère est une prison... à vie, trop souvent