A qui a donné son âme au vent, qui sait ce qu'est l’amour et qui peut haïr, à tous, à qui la pleine lune emplit le coeur par le mal du pays perdu et les chasse des maisons somnolentes dans la nuit pure, anxieuse et jeune éternellement. A vous, les fleurs d’un autre monde. Je tourne mon mot à vous, les
frères et les soeurs qui sont tombés de la lune. Je vous conduirai sur le sentier du mystère où les vieux sorciers font la boisson d’amour d'herbes secrètes dans la clairière, où les feux de bois brillent comme les bords des fleuves et le rire des filles aux têtes nues résonne, où une fois par an la fleur de la fougère, empli de son suc, éclate par de rouges envolées. Où l’amour n’est que de l'air, l’air que cimes des arbres et les sabres des fleuves sont loin quelque part en bas, où tu es moi et moi je suis toi.
AlisA régne là-bas et seulement là-bas. Le Sabbat jubile là-bas, grillant de joie. NOUS SOMMES ENSEMBLE là-bas et seulement là-bas.