Ce que je ne comprends pas, surtout, c'est qu'ils fassent de grandes enquêtes "statistiques" sur ce genre de sujet, quand on sait que ces questions et les problèmes qu'elles posent sont infiniment personnels et particuliers.
Par exemple : vous prenez quatre familles où il y a eu un suicide. Dans les deux premières, le gosse va mal ; dans les deux dernières, il va très bien. En creusant un peu de manière intelligente ( ce qu'on ne peut faire avec un questionnaire ), on découvre que, dans la première, le gosse ne sait rien, mais que ça pèse tellement dans l'histoire familiale qu'il est mal ; dans la seconde, on le lui a dit, mais de manière qui a fait que ça n'a pas arrangé les choses ; dans la troisième, là par contre, ça a été très bien fait et dans la dernière, il ne sait rien du tout, mais comme c'est tout à fait digéré, ça ne pose aucun problème.
Dans les trois cas, on a coché la case "avez-vous eu un suicide dans la famille ?". Qu'est-ce qu'il faut en conclure ? que ces quatres gamins vont devenir des serial killers ?
Je pense très sincèrement qu'ils ont pris la question de l'information des parents beaucoup trop à la légère et ont commis des maladresses tout à fait
préjudiciables quand on touche à ces questions. Souvenez-vous : il n'y a que les fous qui vont voir les psys...

Alors quand on oublie qu'on a affaire à des êtres humains et non à des numéros de dossier, forcément, on va dans le mur. Mais outre cela, au niveau du "protocole", il y a quand même de sérieuses questions à se poser.
Ce qui peut fonctionner pour évaluer la consommation moyenne de fruits et légumes d'un quidam de base n'est pas nécessairement adapté aux questions de santé mentale.