Le Clézio a écrit sa nouvelle, Ariane, en 1982. Dans ce passage, Christine est arrêtée par une bande
de motocyclistes. Avant cet événement, elle faisait le tour de la cité parce qu’elle ne voulait pas revenir chez elle, où sa famille regarde la télé sans cesse dans
son appartement gris et déprimé. Le passage décrit les sentiments horrifié
s de Christine
à l'aide de détails très descriptifs, et aussi les mouvements menaçants des motocyclistes. C’était écrit dans le style indirect libre, ou un point de vue omniscient. Nous savons les émotions et pensées de Christine pendant toute la scène, surtout pendant son viol. Le but du passage est de nous montrer la radicale différence entre Christine: blonde, petite, jeune fille, fragile, vulnérable, seule, et les motocyclistes /motards: sauvages, une bande des hommes forts et violents. Le ton du narrateur est objectif, compatissant et
précis. Il décrit la scène comme si elle se passait à l'instant où il écrit. Les verbes sont au
présent, donnant à l’histoire un sens d’action immédiate. Par exemple, le narrateur a écrit, «Elle sent ses jambes trembler sous elle, et une sorte de vertige s’empare d’elle » (p 89). Le vocabulaire est concret et soigneusement choisi, comme les mots, « réverbère, tressauter, phares, feux rouges, pots d’échappement, carrosseries, vibrer » (p 89). Il nous donne des images
précises pour camper la scène. D’ailleurs, les phrases sont très longues, pleines de descriptions. Les voyous sont vrais, et il les décrit avec un ton sérieux, parce qu’ils représentent une vraie menace. Par exemple, « Simplement ils tournent autour d’elle, en donnant de petits coups d’accélérateur qui font tressauter leurs motos, et bouger la lumière de leurs phares et de leurs feux rouges » (p 89). De plus, il accorde beoucou d' attention à Christine et à ses émotions dans un style compatissant, comme la phrase « Christine reste figée sur place, le cœur battant, les jambes toutes faibles » (p 89). À cause de son ton compatissant, je pense qu’il n’y a pas une grande distance affective entre le narrateur et Christine.
Du reste, la langue s’intéresse ??????aux sens de Christine. Elle peut sent, » le souffle chaud des pots d’échappement, » et « le cœur battant, les jambes toutes faibles » (p 89). Les mots « vibrer » est répétés deux fois en la phrase, «Le bruit lent et profond des motos qui tournent fait vibrer le sol, fait vibrer tout son corps » pour décrit la fort des ..... et la peur de Christine.
Les motards sont décrits comme une seule entité, pas des ?????? dans la phrase, «simplement ils tournent autour d’elle, en donnant de petits coups d’accélérateur qui font tressauter leurs motos» (p 89). Leurs mouvements se mélangent. On ne les individualise pas, parce qu’ils sont cachés par leurs casques, qui sont comme les masques. ... sont une bande anonyme. Ils peuvent échappent à la responsabilité de leurs actes et c’est facile car ils n’ont pas de visage. On ne sait pas ce qui va se passer, mais on sent le danger, l’angoisse de l’inconnu et particulièrement l’angoisse de Christine. Tout donne à l’histoire un air sombre et désespéré.
Les ... leurs mouvements menaçants et leur bruit sauvage , tout cause la peur de Christine. Enfin, elle ne peut pas rester là, et elle court comme à toutes jambes. Les ... sont toujours comme des monstres dans l’histoire. On sent un danger imminent dans le paragraphe grâce à tous les éléments lugubres et sombres.