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Les entreprises flamandes doivent se tourner vers l'étranger pour concrétiser des projets de collaboration privé-secteur public (CPP).
La collaboration entre le privé et le secteur public est, à l'origine, un concept britannique: les pouvoirs publics sous-traitent un travail d'aménagement du territoire, ainsi que l'exploitation de cette infrastructure une fois construite. Le permis d'exploitation est fixé à 20 ou 25 ans, durant lesquelles l'Etat verse des indemnités à l'exploitant.
Les critères de réussite des CPP sont multiples :
Les accords financiers doivent être bétonnés, tant au niveau du projet d'infrastructure que de l'exploitation ultérieure. Le projet de CPP doit faire l'objet d'analyse de rentabilité
préalables poussées, avec
prévisions réalistes à long terme. L'ingérence politique doit être évitée, vu la longue phase
préparatoire requise. Les pouvoirs publics ne peuvent pas considérer la CPP comme un moyen de débudgetiser ou de financement à moindre coût.
Le Liefkenshoektunnel est l'exemple parfait de dérapages qui peuvent faire capoter une CPP. Le secteur privé prit en charge la construction du pont. Les pouvoirs publics fixèrent in extremis les tarifs du péage du tunnel, tarifs nettement moins élevés que ceux pratiqués dans le privé/demandés par le privé. Cette débâcle reste dans les mémoires et refroidit plus d'un investisseur. Les CPP se comptent, à
présent, sur les doigts d'une main: la construction de quais le longs des rivières et des canaux en Flandre est un des rares exemples. Le plus souvent, les entreprises flamandes se tournent vers les Pays-Bas pour mener à bien des projets de CPP. C'est le cas de la société Ippem, une filiale du groupe flamand de dragage Deme.