Thread: Obscurantisme
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Old 12-24-2006, 12:07 PM   #19 (permalink)
Buonaparte
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Originally Posted by Azhi Dahaka View Post
"Sarkozy n'empêche l'accès à la culture" : certes, mais ce n'est pas une preuve qu'il ne tendrait pas à le faire s'il le pouvait. Or il ne le peut pas, pour l'instant. Dans ce domaine on est donc forcé de s'en tenir aux signes et aux tendances. En sus, il s'opposerait sans doute en bonne foi à l'idée qu'il rejette la culture. Il n'en reste pas moins qu'il le ferait au nom de mesures d'ordre "pratique" (telle la critique des concours), justement.

Bref vous faites des suppositions, aucunes preuves aucunes réalités, juste des suppositions, tiens ça me rappel Outreau ça.


Ensuite, "Sarko ne rejette pas son prochain" : si. Il suffit par exemple de voir le reproche fait aux magistrats de ne pas assez incarcérer.

Reproche aux magistrats de Bobigny qui relachaient des multi recidiviste, vous avez coupé le contexte ce n'est pas comme ça que vous reussirez à me convaincre.



Ce qui sous-tend ce propos m'a tout l'air d'être l'idée que l'exclusion des personnes est une solution. Or ce n'est qu'un pis-aller. On n'est pas là pour rejeter définitivement les criminels mais pour les réinsérer.

Oui et c'est pour ça qu'il y a des programmes de réinsertion, ce qui n'enléve pas l'oblogation aux détenus de payer pour le mal fait à la société.

La prison, l'incarcération n'est pas une solution mais seulement un moyen pour cette réinsertion : sinon, il n'y aurait que des peines de prison à perpétuité, ou la peine de mort.

C'est une protection de la société de ces personnes dangereuses. Et cette periode est justement mis à profit au détenu pour qu'il réfléchisse à ce qu'il a fait.

Or les prisons actuelles ne sont pas des foyers de réinsertion : leur surpopulation les rend au contraire invivables et créatrices de crimes.

C'est pour celà qu'il faut construire des prisons, mais dés que l'on dit ça on a les gÔchiste qui crient au scandale.

Il est donc inefficace de remettre du monde en prison (cf. le sujet sur les banlieues), et il est mensonger de prétendre que c'est une solution.

La réalité est que les personnes qui ont fait des crimes payent pour leurs crimes. Je ne pense pas que qqn de normalement constitué ait envie que les criminels ne soient pas en prison, c'est comme je l'ai dit plus haut une protection de la société.


Pourtant, c'est ce que suggère l'attitude de Sarkozy.

Et je le soutient dans ce combat.

De ce point de vue, je considère donc que Sarko rejette son prochain.

Aucunement il rejette pas son prochain, il applique la loi et protége la société. C'est nullement un rejet de son prochain.

J'ajouterai que la métaphore du karcher est une métaphore de l'effacement violent, pas de la réforme des moeurs, et je pense qu'elle révèle assez son état d'esprit.

Vouloir supprimer les délinquants de la cours neuve est plutôt une bonne idée. Que celà ce passe violament ou pas, il faut le faire. Si ce n'est que la forme qui ne vous plait pas ce n'est pas grave vous vous en remettrez.


Bien sûr qu'il y entre. Je conçois tout à fait le caractère absurde de la chose. Je n'ai d'ailleurs pas dit qu'il s'agissait de faire des philosophes de tout le monde. Simplement, même si les concours ont sans doute besoin d'être en partie réformés, ne vous semble-t-il pas qu'il y a dans le monde assez d'incitations à l'inculture pour ne pas ôter dans le système éducatif les incitations à la culture ?

Vous avez l'ecole pour celà, dans le cursus scolaire le français ne se limite plus à la dictée et à la grammaire. Ce n'est pas aux concours de faire ce qu'aurait du faire l'école.


Il faut aussi sans aucun doute travailler sur la capacité des enseignants à faire passer tel ou tel contenu : souvent ils n'ont eux-mêmes pas assez de recul pour faire voir que les connaissances qu'ils enseignent ne sont pas que des savoirs stériles mais aussi des clefs de compréhension du quotidien.

Là nous sommes d'accord.


S'il y a donc des réformes à faire, elles consistent bien plutôt à rendre la culture utile, et sûrement pas à la supprimer sous prétexte d'inutilité.

Non, la culture à l'école elle y est, laissons la. La culture dans les conscours de secrétaire, ça n'a aucune utilité. Soyez réaliste.


Au final, il me semble que la volonté de maintenir à tout prix une exigence de culture au service du recul et de la compréhension du monde est un devoir politique et moral.

Il n'a pas dit qu'il toucherait au programme de français des colléges et lycées il me semble.


Respecter les gens, c'est pour moi garder espoir en leur intelligence et non les "considérer comme ce qu'ils sont".

Respecter les gens ce n'est pas les humilier par des textes qu'ils ne comprennent pas, c'est leurs garder de la dignité.

Car les "considérer comme ce qu'ils sont" entraîne au final cet effet infiniment pervers qu'ils deviennent comme on les considère, c'est-à-dire limités. C'est cela contre quoi il faut lutter.

L'intelligence d'une population est une courbe de Gauss, vous ne saurez pas changer ce fait. Il y aaura toujours des gens plus limités que d'autres, ce n'est pas pour autant qu'il faut les mépriser, non il faut les considérer comme des Hommes et ne pas les humiliés par leurs manque. Ce n'est pas en les forçants à lire des choses qu'ils ne comprennent pas que vous allez augmenter leur intelligence.


Je pense que si. Si vous leur parlez d'un point de vue totalement extérieur, sans décrire les choses telles qu'ils les ont vécues, comment voulez-vous être écouté comme quelqu'un qui saurait de quoi il parle ?

Je les écoute et je les convaincs par mon discours qui suit. Je ne les comprends pas mais mon discours peut s'adapter à leurs discours de haine. Et ce n'est pas de la compréhension.


D'abord, on peut faire à ce sujet des hypothèses concluantes : la psychologie est une science.
Ensuite, je vous répondrai qu'il n'y a aucun intérêt à comprendre l'expérience individuelle du racisme. Le politique se situe au niveau national, non personnel. Il agit sur les grandes tendances. Dans ces conditions, les conclusions des sciences sociales sont les seules qui lui importent.
Si vous voulez, mais vous ne comprennez de toute façon pas le racisme, c'est un phénoméne qui ne s'explique pas. Et je pense sincérement que à l'echelle nationale c'est la même reflexion à faire que sur les voisins de palier.


Il m'est possible de prévoir ce que fera le raciste : je le connais donc.

Ca j'en doute, on sait jamais ce que peut faire un fou.

S'il m'était possible de décrire l'expérience du raciste et qu'il se reconnaisse dans cette description, je le comprendrais. Mais on ne peut faire d'expérience à ce sujet : personne n'ose le faire publiquement puisque justement on s'obstine à faire du raciste un monstre.

Non c'est un malade et comme tout malade il doit être soigné, aucune idée de monstre.

De ce point de vue, et pour changer cet état de fait, un cours d'éducation civique tel que je le vois consiste à intéresser les enfants à la morale : à leur faire raconter leurs expériences personnelles et les conclusions qu'ils en tirent, éventuellement influencés par leurs parents.

Justement influencé par leurs parents.

Et, une fois ces conclusions énoncées, si elles sont réprouvables (de ce point de vue, ne nous leurrons pas : les opinions défendues par notre régime sont des opinions autoritaires et arbitraires, qui définissent clairement quelle est l'opinion ennemie et celle qui ne l'est pas, sa force étant justement de rejeter des opinions et non des hommes), non pas à opposer à l'enfant la conviction inverse mais à le faire creuser son raisonnement (qu'il peut creuser puisque, étant un enfant, ce raisonnement ne sera sans doute pas très fouillé) jusqu'au moment on pourra le faire douter de ses conclusions.

Ca s'appelle du formatage de cerveau et j'y suis totallement opposer.

La démocratie, avant tout je crois, c'est douter de ce que l'on dit, et, pour cela, respecter l'opinion des autres et l'entendre avec ouverture, la considérer comme une critique de sa propre position et ne pas la rejeter mais y répondre, jusqu'au bout, jusqu'à l'échec, peut-être, de sa propre position. Sur ce forum, dans ce sujet, nous ne faisons pas autre chose que de faire rentrer nos opinions dans une arène où elles pourraient bien perdre leur combat, et leur vie.

Je respecte l'opinion des autres, et il se trouve que certaines opinions je ne les comprend pas c'est tout.

Sans doute, mais comme vous n'argumentez pas, je vois mal la pertinence de cette phrase pour notre discussion.
Je n'argumente pas ? Je fais quoi alors dans les textes que je vous écrit ?
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